Pôle Géomorphologie Fluviale - Hydrosystème


L'apport de l'imagerie dans l'étude des hydrosystèmes est aujourd'hui devenu une évidence. En revanche, l'exploitation des images prises au nadir est toujours dépendante de la relation d'échelle entre la résolution du cliché et la taille de l'objet ainsi que de la date de prise de vue. Au regard de ces deux paramètres, toute une gamme technique de prise de vue existe pour l'obtention d'image de qualité et exploitable.


Dans le cadre du projet INVASION, l'objet de notre recherche, le suivi hydro-géomorphologique d'un petit organisme fluvial et les conditions locales (ripisylve) nous imposait certaines contraintes. Grâce aux synergies qui existent entre nos pôles Géomorphologie Fluviale et Géoarchéologie nous avons trouvé et mis en œuvre la solution. Nous avons procéder à un suivi photographique à l'aide de cliché pris au nadir. Rien de très révolutionnaire, cette technique étant utilisée depuis longtemps en archéologie (voici quelques liens : 1, 2, 3, 4, 4)




Cette technique nécessite plusieurs équipements : une perche, un pendule équipé d'un servo-moteur pour le déclenchement radio-commandé de l'appareil photographique. Bien sûr un minimum de connaissances en photographie sont nécessaires afin de pouvoir régler manuellement l'appareil pour minimiser les effets des mouvements lors de la prise de vue.



Après un mosaïquage qui peut s'avérer un peu difficile et un géoréférencement des images, le résultat est étonnant ! En plus d'un fond cartographique de très grande qualité (nécessaire dans le cadre du programme de recherche où des analyses microbiologiques sont réalisées), il est possible, pour l'hydro-géomorphologie, à partir des images de réaliser une cartographie des faciès et des granulomètries de surface automatique !